Mort du Colonel Ndala :

MessagePosté par Admin » 02 Jan 2014, 18:21

La thèse d'un assassinat par des frères d'armes commence à émerger
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Si pour M. Mende et un officier de la Monusco, une embuscade des ADF-Nalu, qui pactisent avec des groupes armés locaux, n'est pas à exclure, le caporal Safari, témoin de la scène n'en n'est pas si sûr: J'ai vu deux des assaillants, et ils portaient l'ancienne tenue verte des FARDC. Je ne crois pas que ce soit les ADF-Nalu".
Près de la jeep, des commandos accusent des frères d'armes de "régiment" d'avoir tué leur chef. "Ils sont jaloux à cause de notre succès dans le Rutshuru! Ils vont nous sentir!", a lancé l'un d'eux, dont l'avis est partagé par certains.

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La jeep du Colonel Ndala brûle, devant un militaire congolais impuissant


Des commandos en larmes, submergés par le chagrin, la colère et l'incompréhension: la mort du colonel Mamadou Ndala, officier très populaire tué dans une embuscade jeudi dans l'est de la République démocratique du Congo, laisse ses hommes inconsolables.

Jeudi matin, une roquette a touché la jeep du colonel Ndala à Matembo, une localité du territoire de Beni, situé dans le nord de la province riche et instable du Nord-Kivu (Est), où sévissent plusieurs dizaines de groupes armés locaux et étrangers.

"Juste quand on est arrivé à Matembo, une roquette est venue du côté droit de la route et a atteint notre jeep, surmontée d'une arme lourde. J'ai commencé à tirer jusqu'à terminer toutes mes munitions, mais nos agresseurs avançaient toujours", explique le caporal Paul Safari, un garde du corps du colonel Ndala.

"Quand la roquette a touché la jeep, le colonel était toujours en vie. Quand j'ai fui, je ne l'ai pas vu sortir de la voiture, je ne sais pas s'il est vivant ou pas", a-t-il précisé.

Puis, le choc: "J'ai une triste nouvelle. Le colonel Mamadou Ndala a été tué. (. . . ) Il était en route vers Eringeti, à 54 km de (la ville de) Beni pour le déploiement d'un bataillon de commandos quand sa jeep est tombée dans une embuscade", annonce Lambert Mende, porte-parole du gouvernement.

Un jeune colonel, d'une trentaine d'années
Après l'attaque à la roquette, des renforts ont été envoyés sur place. Sur place, pas de doute sur la violence des combats. Dans un virage bordé de palmiers à huile et de roseaux, la jeep du colonel, surmontée d'une arme lourde, est entièrement calcinée, encore fumante, le moteur à l'air.

Près de la jeep, des traces de sang et des douilles. A l'intérieur, le corps calciné et décapité du colonel Ndala, qui avait une trentaine d'années. "Cherchez un sachet et mettez-y les restes du corps du commandant", intime un major tout juste arrivé dans une jeep pleine de commandos.

Le caporal Safari est en larmes. Un peu partout, des commandos pleurent aussi. Ils ne comprennent pas comment leur chef a pu mourir alors que les combats sérieux n'ont pas commencé avec les groupes armés qu'ils sont venus déloger.

Il y a plus d'une semaine, le colonel Ndala, le commandant de l'unité, expliquait souriant sur la télévision publique que les groupes armés étaient appelés à la reddition "sans délai et sans condition" -conformément à l'appel lancé par l président Joseph Kabila.

Les groupes armés doivent "se rendre au centre de la Monusco (Mission de l'ONU) le plus proche, ou soit aux positions des FARDC les plus proches, ou soit au chef coutumier le plus proche d'eux", avait-il précisé. Et d'insister: seuls "les FARDC, la police nationale et la Monusco" ont le droit de porter une arme.

"Celui qui a exterminé le M23!"

Leur première cible était la rébellion ougandaise Alliance des forces démocratiques et de l'Armée nationale pour la libération de l'Ouganda (ADF-Nalu), née au milieu des années 1990 de la fusion de deux groupes armés opposés au président ougandais Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 1986.

Ses combattants ont toujours trouvé un abri au Zaïre, devenu RDC en 1997, sur les pentes verdoyantes de la chaîne volcanique du Rwenzori, qui culmine à plus de 5. 000 mètres et se trouve à bonne distance du lieu de l'attaque.

Mais pour M. Mende et un officier de la Monusco, une embuscade des ADF-Nalu, qui pactisent avec des groupes armés locaux, n'est pas à exclure. Le caporal Safari n'en n'est pas si sûr: J'ai vu deux des assaillants, et ils portaient l'ancienne tenue verte des FARDC. Je ne crois pas que ce soit les ADF-Nalu".

Près de la jeep, des commandos accusent des frères d'armes de "régiment" d'avoir tué leur chef. "Ils sont jaloux à cause de notre succès dans le Rutshuru! Ils vont nous sentir!", a lancé l'un d'eux, dont l'avis est partagé par certains.

Le colonel Mamadou Ndala était en effet crédité pour de brillantes victoires contre la rébellion Mouvement du 23 mars (M23), présumée soutenue par le Rwanda et l'Ouganda voisins, et qui a capitulé le 5 novembre après une offensive musclée de l'armée et de la brigade d'intervention de l'ONU.

Des soldats népalais de la Monusco arrivent avec des blindés, prennent des photos et repartent.
Des paysans alertés par la mort d'un commandant s'approchent. "C'est quel commandant qui est mort?", demandent-ils tous. En apprenant la nouvelle, c'est la désolation: "Mamadou. . . Mamadou! Celui qui a exterminé le M23? Oh non. . . "


Télé Tshangu (avec Jeune Afrique)

Mort du Colonel Mamadou Ndala:



IN MEMORIAM: HOMMAGE À MAMADOU NDALA AVEC DES IMAGES


Le tueur ou plutôt le commanditaire n'est pas loin. Il est parmi vous.
Qui ne voulait pas que les FARDC avancent vers le Rwanda en poursuivant les M23 et finalement en ordonnant l'arrêt des combats et le recul de nos soldats?

Qui avait retiré Mbunza Mabe des opérations au Kivu et le permuter à Kitona jusqu'à ce que mort s'en suive?

Qui avait demandé au mois de juillet dernier au Colonel Ndala (Mamadou) de quitter le champ de bataille pour aller assumer d'autres fonctions de bureau à Kinshasa? C'est suite à la désapprobation générale qu'il y est resté jusqu' à ce que mort s'en suive ce jour?

Qui n'a pas vu que le Général Olenga a failli être frappé et éliminé par l'ennemi, ce à Kinshasa même?

Tout celui qui essaiera de voler la vedette dans le combat contre le M23 et/ou le Rwanda sera éliminé.

Le tueur n'est pas loin.
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Re: Mort du Colonel Ndala :

MessagePosté par Mathilde » 03 Jan 2014, 03:00


Si pour M. Mende et un officier de la Monusco, une embuscade des ADF-Nalu, qui pactisent avec des groupes armés locaux, n'est pas à exclure, le caporal Safari, témoin de la scène n'en n'est pas si sûr: J'ai vu deux des assaillants, et ils portaient l'ancienne tenue verte des FARDC. Je ne crois pas que ce soit les ADF-Nalu".
Près de la jeep, des commandos accusent des frères d'armes de "régiment" d'avoir tué leur chef. "Ils sont jaloux à cause de notre succès dans le Rutshuru! Ils vont nous sentir!", a lancé l'un d'eux, dont l'avis est partagé par certains.
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Re: Mort du Colonel Ndala :

MessagePosté par Mathilde » 03 Jan 2014, 03:02

Réaction et révélations de Mr Honoré Ngbanda sur les derniers évenements survenus en RDC

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Re: Mort du Colonel Ndala :

MessagePosté par Mathilde » 03 Jan 2014, 03:45

Lambert Mende très attristé suite à la Disparition du Colonel Mamadou Ndala



R. Le P D'a
Un individu crapuleux,mentir comme ça dépasse tout entendement,que faire de ce monsieur ?
Le meme déclare il y a peu que la guerre est finie à l'est du pays,c'est la paix grace aux exploits de nos fardc et ici le meme Mende déclare que nous sommes en guerre !!!!!!!!!!!!
Et il ment concernant la mort du colonel Mamadou; j'apprends que le corps de ce dernier a été retrouvé criblé de balles(les images arrivent) donc son cadavre aurait été déposé dans son véhicule qui a été mis à feu;il n' a pas été tué dans une embuscade comme on a voulu nous faire croire et Mamadou aurait été tué 40 min après que Kabila soit passé non loin de là pour une visite éclair !
On continue de compter les morts congolais et on ne voit toujours aucun tutsi agresseur tué par l'armée congolaise mais je crois qu'il est plus que temps pour l'armée congolaise de passer à aux actions car trop c'est trop !
FARDC DEBOUT !!!!!!!
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Re: Mort du Colonel Ndala :

MessagePosté par Mathilde » 03 Jan 2014, 13:53

Mort de Mamadou : Vive tension ! Villes Mortes et Marches Pacifiques à Beni; Butembo et Goma .

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Re: Mort du Colonel Ndala :

MessagePosté par Mathilde » 03 Jan 2014, 14:04

Sorry ! ;)
Dernière édition par Mathilde le 05 Jan 2014, 13:35, édité 1 fois.
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Re: Mort du Colonel Ndala :

MessagePosté par Mathilde » 03 Jan 2014, 14:05

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Re: Mort du Colonel Ndala :

MessagePosté par Mathilde » 04 Jan 2014, 11:35

Mamadou Ndala un crime organisé par l'entourage de Kabila et maquillé en attaque rebelle

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Re: Mort du Colonel Ndala :

MessagePosté par Mathilde » 04 Jan 2014, 12:21

Exclusif : Les premières investigations du DESC sur la mort du Colonel Ndala -

Sous la coordination de Jean-Jacques Wondo

On dit souvent que le crime parfait n’existe pas. Mais en criminologie, le crime parfait c’est celui qui porte à croire que le véritable auteur des faits n’est jamais identifié ou pour lequel la vraie cause de mort n’est jamais retrouvée et que les mobiles de celle-ci ne sont jamais révélés
.
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-L’histoire du Congo semble un éternel recommencement. Il y eut Ikuku, dit « serpent de rail », tombé à Kasanji à la suite de sa vaillante prestation lors de la guerre de Shaba ; le général Mulamba Nyunyi, mort mystérieusement quelques années après avoir été le héros de Bukavu en 1964 ; Kisase Ngandu, assassiné par les troupes de l’AFDL pour s’être opposé aux rwandais ; le « tigre » Donatien Mahele, abattu le 17 mai 1997 au camp Tshatshi par des éléments de la DSP, la garde présidentielle, Mbuza Mabe, l’homme de Bukavu qui défendit vaillamment cette ville en 2004 en repoussant vers le Rwanda les éléments de Mutebusi et Obedi Rwabasira. Il mourra mystérieusement après avoir été relevé de sa fonction au Nord-Kivu par le président Kabila, alors qu’aucun choix tactique ne justifiait une telle mesure. Aucune enquête n’a permis à ce jour d’élucider les circonstances réelles de leurs morts. C’est enfin au tour du jeune colonel Mamadou Ndala, surnommé le « défenseur de Goma » de connaître le même sort tragique que ses prédécesseurs ainés. Tout porte à croire qu’on ne connaîtra jamais la vrai vérité sur sa disparition tant le crime paraît parfait ?

Et pourtant ce qui lui est arrivé ce 2 janvier était prévisible. Je ne cessais d’alerter son entourage et ceux qui le côtoient et le prédisais d’ailleurs auprès de mes interlocuteurs, comme en témoigne ces deux témoignages ci-dessous et un autre plus bas  :

« Aujourd’hui j’ai pensé à la conversation que j’avais vendredi passé (Ndlr: 27 décembre 2013) avec Jean-Jacques Wondo et une activiste de la société civile du Nord-Kivu. Ils avaient raison sur le sort de Ndala… Le (peuple) Congo(lais) a beaucoup d’ennemis... » (Nadia Nsayi, politologue, chargée de plaidoyer politique au sein des ONG belges membres de l’EURAC).

« JJ, tu as avais raison et je me suis souvenu de l’échange qu’on a eu il y a deux semaines en Belgique sur l’avenir du jeune officier Mamadou Ndala dont tu prédisais la mort!!! » (Un journaliste de Kinshasa).

Retour en arrière pour tenter de comprendre les raisons de sa mort et à qui profite le crime

Dans un extrait d’une analyse que j’ai publiée il y a quelques jours, où je mettais en lumière la guerre médiatique livrée entre deux généraux qui s’octroyait la pérennité de la défaite du M23,  je sous-titrais ce qui suit : Et le jeune colonel  Mamadou Ndala  dans tout ça ?:

« Surnommé le défenseur de Goma par la population locale, Mamadou Ndala passe aux yeux de la population qui l’a vu réellement à l’œuvre sur les différents champs de bataille à Goma ou lors de l’entrée victorieuse des FARDC à Rumangabo et à Bunagana, aux côtés du général Lucien Bahuma, ce jeune officier issu du 42ème bataillon commando formé par les Sud-africains à Mura, est également aux yeux d’un grand nombre d’experts militaires qui ont suivi son évolution sur le terrain, comme le vrai réconciliateur des FARDC avec la population. »

Pendant que le président Kabila et son Chef EMG Etumba avaient déserté la zone des opérations, depuis le déclenchement des hostilités contre le M23 en 2012, préférant les honneurs de la cérémonie festive  de la reconnaissance des grades organisées dans les salles huppées de la capitale  à la centaine de généraux promus alors que les FARDC venaient d’essuyer la loi du M23 à Goma attisant la colère de la population du Nord-Kivu, c’est Mamadou Ndala, resté au front, qui a manœuvré sur le terrain le retournement de la situation par sa bravoure.  Cela lui permit de reconquérir les cœurs affligés des gomatraciens abandonnés par la haute hiérarchie militaire. Ce sont d’ailleurs des éléments sous le commandement de Ndala qui, en mai 2013 lorsque la guerre reprit à Goma, évacuèrent précipitamment et sans ménagement Olive Lembe, l’épouse du président. Elle s’y séjournait pour clôturer le deuil de son beau-père mais dut abandonner tous les membres sa famille à leur triste sort pour sauver sa peau. C’est infâme.”

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Manifestants à Goma exprimant leur colère

« Lorsque les habitants de Goma se sont révoltés contre la MONUSCO pour son indolence à agir contre le M23, c’est à Mamadou Ndala qu’on a fait recours pour éteindre l’incendie. Aucun des 182 généraux et leurs chefs ci-haut mentionnés n’eurent le courage, qu’a eu par exemple en son temps le général Mahele, pour affronter les mécontents. » (http://desc-wondo.org/quand-la-defaite- ... et-etumba/)

Dans une autre analyse, évoquant la capture des militaires congolais par le M23 pour porter un coup dur à l’unité de Mamadou Ndala, j’écrivais ceci :



« Et voici cette stratégie molle de complaisance de Kinshasa  avec le groupe rebelle amener à nouveau le M23 reprendre sa rhétorique guerrière préférée et brandir la menace psychologique en déclarant avoir capturé au moins trois soldats de la force de réaction rapide, le fameux 322ème bataillon des paracommandos formés par les Belges lors des récents combats. Des soldats déployés en première ligne et capturés le lundi 26 août à Kanyarucinya selon les déclarations de Bertrand Bisimwa, le président du M23, à la suite de violents affrontements avec les FARDC. L’état-major du M23 aurait identifié ces prisonniers de guerre comme étant le Capitaine Nyembo Wawina, le capitaine Patrick [S2 (agent de renseignement militaire non autrement identifié) du 322è bataillon Commando], le Lieutenant Murhula Nshombo du 8ème régiment ainsi que le chauffeur du Colonel Padiri. Des militaires sacrifiés une fois de plus par la hiérarchie congolaise suite à la duplicité tactique l’ayant poussé dans la gueule du lion »

« Et le M23 ne s’est pas fait avare de commentaires face à cette pêche et a saisi cette opportunité pour augmenter la pression psychologique sur Kinshasa en faisant croire que les officiers FARDC capturés étaient sous les ordres du Lieutenant-colonel Mamadou Ndala, leur bête noire. Une stratégie visant à démontrer la vulnérabilité de cette unité d’élite et de démystifier psychologiquement la vaillance de ce fils du Congo qui est sur les traces de ses ainés Léonard Mulumba Nyunyi, Donatien Mahele ou encore Félix Nkumu Embanze dit Mbuza Mabe. » (http://desc-wondo.org/quand-le-m23-appl ... -jj-wondo/)

Toujours à propos de Ndala, l’analyste congolais Boniface Musavuli a, quant à lui, écrit : « Finalement, s’il y a trop peu d’hommes, de femmes, d’entreprises et d’institutions qui ont intérêt à ce que la guerre du Congo s’arrête rapidement, il y a au moins un acteur qui pourrait tout changer : le peuple congolais. L’espoir pour une nation, c’est qu’elle se régénère et les générations d’une époque sont rarement les « copies » des générations précédentes. Les planificateurs des guerres du Congo ont longtemps misé sur les faiblesses d’un type de population : les « zaïrois » avec leurs politiciens malléables et corrompus, nés et élevés dans l’ambiance euphorique des années Mobutu. Ils n’ont pas vu venir la nouvelle génération. Ces ados et ces pré-ados sont les enfants des femmes violées et déshonorées, de pères massacrés. Ils sont nés en exil, dans des camps de déplacés, ont été chassés de leurs villages. Ils ont vu leurs chefs coutumiers et leurs notables se faire cracher dans la bouche et se faire fouetter sur le ventre. Des pratiques traumatisantes durant les années d’occupation rwando-ougandaise. Maintenant que ces enfants ont l’âge de prendre la relève de leurs parents (morts, vivants ou humiliés) quelque chose est en train de se passer au Congo. »

« Les exploits du désormais célèbre colonel Mamadou Ndala et la ténacité des résistants congolais dans les maquis ne sont pas le fruit du hasard. Le combattant congolais a rajeuni. Ces jeunes Congolais-là ont rendez-vous avec l’histoire et ils ont un message à faire entendre. Forgés dans la douleur et n’ayant plus rien à perdre, ils veulent se faire respecter et faire respecter leur pays. » (http://desc-wondo.org/rd-congo-rwanda-q ... -musavuli/)

Comprendre la finalité du renseignement pour saisir la portée de la manipulation rwandaise


Renseigner, c’est enseigner (instruire, indiquer) quelque chose en réponse à une demande. Un renseignement est une information estimée pour sa pertinence à l’égard d’une question posée. C’est donc, par essence, l’exposé de faits répondant à un besoin. Ce besoin peut être celui de recueillir un maximum de données pertinentes pour mener à bien une action. Mais il est aussi et surtout aux fins de désinformation et de déformation de la vérité dans le cadre de la manipulation des masses.

En cette matière, les services rwandais, dont la plupart de leurs officiers supérieurs et militaires (Kagame, Kabarebe, Kayumba, Karegeya…)  formés à l’école américaine, sont passés maîtres en la matière. C’est à cela que servent entre autres les services d’intelligence : déformer la réalité d’une situation en l’habillant d’une parure attrayante pour séduire la naïveté de l’opinion publique et les amener insidieusement, par la technique de la diversion et de la manipulation intelligente, là où il voulait effectivement qu’ils arrivent : faire croire, au travers de ces images que Ndala est réellement victime d’une attaque des rebelles ADF-Nalu. Et pourtant, des sources FARDC viennent de nous confirmer que la zone d’attaque où le colonel Ndala a été pris pour cible n’était pas investie par les ADF-Nalu.

En effet, la même technique de désinformation fut appliquée à la perfection en 2000 et coûta la vie au commandant Anselme Masasu Nindaga, un des quatre leaders de l’AFDL. Ce dernier a découvert des actes de trahison des officiers chargés de la défense de Pweto, verrou stratégique de défense de l’axe allant vers Lubumbashi, en plus d’être une ville symbolique à valeur affective incommensurable pour Laurent-Désiré Kabila. Le commandant Masasu s’apprêtait à établir un rapport très accablant mettant en cause certains hauts gradés de l’entourage du président LD Kabila. C’est à ce moment que l’intelligence rwandaise entra en action en élaborant un vrai faux document avec l’entête des services de renseignement rwandais à l’intention de LD Kabila. Ce document mentionnait une collusion entre Masasu et l’armée rwandaise, pour amener LD Kabila à créditer la thèse de complot de Masasu avec l’ennemi rwandais. LD Kabila mordit à l’hameçon et la suite fut fatale pour le jeune Masasu dont la mort ouvrit également la voie quelques mois plus tard à l’assassinat de Mzee Kabila. Depuis ce jour, les services rwandais sont devenus maîtres du dispositif sécuritaire congolais. Ma dernière analyse et les dernières promotions dans l’armée et la PNC, ainsi que les postes dans les différents services de sécurité en RDC en constituent des indices. Ce que le M23 et alliés ont perdu sur le terrain militaire à l’est, ils le récupèrent dans le dispositif structurel et hiérarchique au sein des services de sécurité en RDC.

Depuis que nous nous sommes mis à décrypter le modus operandi du pouvoir rwandais et ses alliés en RDC, nous sommes de plus en plus attirés par le fonctionnement de leurs services de renseignement. Dans la guerre, l’exploitation du renseignement reste un facteur capital et préalable au succès militaire. En effet, dans le renseignement (= traitement et exploitation de l’information), il y a la désinformation et la déformation de l’information pour amener les naïfs à croire à la thèse de l’attaque. Dans ce domaine, les rwandais et leurs agents en RDC sont devenus maîtres en la matière.



La piste du coup fourré est notre thèse explicative de la mort du Colonel Ndala


Lorsque l’on analyse l’image vidéo relative à la mort de Ndala qui circule sur le net et la manière professionnelle de sa présentation, cela ressemblerait à un reportage bien calibré et préparé à l’avance, surtout qu’il s’agit des images des troupes en opération. La piste du crime parfait semble la thèse criminologique qui tarauderait les esprits analytiques des experts de la DESC dont nous vous livrons ici, la lecture de l’analyse technique qu’ils ont menée.

Nous avons dans un premier temps recueilli deux observations de deux spécialistes des médias :

Fabien Ambingson Kusuanika (http://www.teletshangu.com) : « Je ne sais pas si c’est un montage monsieur Jean-Jacques Wondo. Mais c’est vrai que je me suis posé beaucoup de questions sur l’attitude des militaires. Ils regardaient le véhicule se consumer, alors que la réaction normale même pour nous civils auraient été de secourir la personne en danger. Dites moi un peu, les militaires au front n’ont des extincteurs dans leurs véhicules? Pourquoi aucun militaire n’y a vraiment pensé? L’autre question qui me taraude : comment les tireurs ont-ils pu cibler exactement le véhicule de Mamadou? Comment savaient-ils qu’il était dedans? D’accord avec vous que l’attitude des soldats est étrange à part quelques uns qui étaient réellement choqués... »(http://www.teletshangu.com/Exclusif-Le- ... _a616.html)

Henri Kamande Nzuzi (http://www.mbote.info) : « Je suis sceptique au sujet des images car elles ne sont pas datées. Une source m’informe que le corps de Mamadou serait criblé de balles et qu’il aurait été abattu de dos…La thèse de l’assassinat n’est pas à exclure.


La suite;

http://www.diascongo.com/index.php?opti ... Itemid=216
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Re: Mort du Colonel Ndala :

MessagePosté par Mathilde » 05 Jan 2014, 07:39

Assassinat de Mamadou : Deux suspects rwandophones aux arrêts et un général de la GR en résidence surveillée.

Le général katangais Moundos de la garde républicaine a été aussi arrêté.Deux militaires rwandophones dont le colonel Murenidi commandant du 808 ème régiment de l’armée congolaise déployé à Beni ont été arrêtés samedi par les enquêteurs qui travaillent pour élucider la mort du colonel Mamadou Ndala.

Les deux sont considérés comme suspects mais la suite de l’enquête pourra déterminer le rôle que chacun d’eux a joué dans le meurtre. Dans le périmètre du lieu où s’est commis le crime, l’équipe d’enquêteurs aurait trouvé un téléphone fonctionnant normalement. Selon des sources militaires, le téléphone appartiendrait à l’adjudant Benjamin, un militaire rwandophone du 808 ème régiment. Dans le journal d’appel, le dernier numéro que Benjamin a appelé, se révèle être celui du colonel Murendi, commandant du régiment mis en cause. Selon nos sources sur place, l’un des enquêteurs aurait appelé le dernier numéro mais son interlocuteur ne parlait que kinyarwanda et ensuite, il aurait coupé. Poursuivant leur travail d’investigation, les enquêteurs ont fini par mettre la main sur l’adjudant Benjamin rwandophone présumé tireur de la roquette contre la jeep du colonel Mamadou et le fameux colonel Murendi, commandant du 808 ème régiment.

Les recherches continuent et l’équipe travaille pour remonter la filière et établir toutes les complicités. Toujours à Beni, le général katangais Moundos de la garde républicaine a été aussi arrêté. D’après des sources militaires, le commandant du grand nord se serait disputé plusieurs fois la direction des opérations contre les Adf-Nalu avec l’illustre disparu. Pour raisons d’enquête, il a été placé en résidence surveillée. Les habitants de Beni mis au parfum de ces différentes arrestations se moquent totalement du ministre de la communication et medias, Lambert Mende qui a avancé intentionnellement, selon eux, une fausse thèse des Adf-Nalu pour brouiller la piste, a déploré un notable de Beni.

Source: 7sur7.cd
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